9782709635790

4ème de couverture:
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Je me rappelle ma découverte de delphine de Vigan c'était à la lecture de No et moi....une lecture que j'avais repoussé maintes fois, pas envie de lire ce roman, pas inspiré. Et j'ai aimé....
Ensuite j'ai lu Les heures souterraines une lecture oppressante  par sa thématique mais quel roman!!!!
Du coup j'attendais la sortie de son nouveau roman avec impatience....à la lecture de la 4ème de couverture j'avoue que j'ai hésité....me disant "ayez encore une énième histoire de mère, de drame d'enfance, d'impudeur etc...." mais bon  j'ai dépassé un peu ma "non-envie" et bien m'en appris car j'ai été encore une fois touchée par le récit de Delphine de Vigan.
Tout du long, Delphine de Vigan évite la fausse-pudeur, le pathos et raconte pourquoi elle écrit sur sa mère mais aussi les doutes qui l'assaillent tout au long de l'écriture, ses interrogations face à sa famille et à la famille de sa mère, peut-elle tout dire, raconter les "secrets" de famille etc...
Une lecture forte encore une fois!

 

Prix du roman FNAC 2011 et Prix de France Télévision 2011

 

A lire aussi:
No et moi et Les heures souterraines aux éditions Livre de poche
Jours sans faim aux éditions J'ai lu