L_office_des_vivants

4ème de couverture: "Dans la maison perdue en haut de la montagne habitent le Père, la Mère, Marc et Simone. Et puis Manue, l'inattendue tombée du ciel une nuit, belle et forte comme une étoile. derrière le village des Cimes il y a une forêt, pleine d'arbres majestueux et effrayants, et il ya des loups. Le Père travaille un peu, boit beaucoup et cogne facilement; les enfants poussent telle l'herbe folle. Marc dit que, quand il sera grand, il partira loin, et il emmènenra Manue avec lui."

Ces derniers temps tout le monde a entendu parler du succès critique et public de Les Déferlantes de Claudie Gallay, et beaucoup l'ont lu. On m'a dit beaucoup de bonnes choses sur ce roman mais n'ayant pas vraiment le temps de lire ce gros roman, je me suis rabattue sur son premier roman qu'elle, écrit en 2001, L'Office des vivants.
J'ai été charmé par l'écriture de Claudie Gallay. Des phrases courtes, implacables, qui vont droit au but...pour mieux décrire la misère de cette famille, une misère sociale et intellectuelle.
Une ambiance très froide.
J'ai eu un  peu de mal à dater cette histoire. Une histoire intemporelle peut-être pour mieux nous rendre compte de l'actualité et de la proximité de cette misère.
Envoûtée par le style, trois petites soirées m'ont suffi pour lire ce roman.
Une belle première découverte de Claudie Gallay, et une découverte à poursuivre.