Les_Larmes_de_Tarzan

4ème de couverture: "Elle, c'est Marianne, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célbataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamique, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport."

Deuxième lecture cette année de Katarine Mazetti. Si j'ai aimé Le mec de la tombe d'à côté, j'ai encore plus aimé la lecture de ce roman. Sorte de Pretty woman, cette histoire est d'une drôlerie incroyable...Les personnages sont attachants, et si au départ j'ai pu être agacé par ce Janne, sorte de playboy plein de fric et de morgue, il se révèle plus touchant et plus altruiste que prévu. Construit comme le précédent, c'est à dire des chapitres  racontés alternativement par les deux personnages principaux, la lecture est aisée et fluide. De temps en temps la voie d'un des enfants de Marianne s'insère dans le récit, d'ailleurs j'ai trouvé que Mazetti excelle dans la transcription des dires d'un enfant (des phrases qui s'enchainenent sans liaison ni ponctuation, des petits mots drôles...).
C'est vrai on pourrait se dire que cela ressemble un peu trop au Mec de la tombe d'à côté, mais la critique sociale est plus profonde, on prend conscience de la difficulté qu'une femme seule peut avoir à éléver deux enfants, ou le moindre sou est précieux et puis paradoxalement on voit l'évolution de ce playboy devenu riche, qui aime les jolies choses, qui ne compte  pas et qui au contact de Marianne commence à se rendre compte de la valeur des choses. Cependant point de morale, trop lourde ni happy end outrancier....juste une histoire plausible....bref on a vraiment envie d'y croire.