Jan_Karski

4ème de couverture:"VarsovieVarsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les Soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, afin qu'il dise aux Alliés ce qu'il a vu, et qu'il les prévienne que les Juifs d'Europe sont en train d'être exterminés.
Jan Karski traverse l'Europe en guerre, alerte les Anglais, et rencontre le président Roosevelt en Amérique.
Trente-cinq ans plus tard, il raconte sa mission de l'époque dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann.
Mais pourquoi les alliés ont-ils laissé faire l'extermination des Juifs d'Europe?
Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet aventurier qui fut aussi un Juste."

A chaque fois que je lis ou vois un film sur la seconde Guerre Mondiale, je me demande bien ce que je vais pouvoir encore apprendre sur cette période....et à chaque fois j'en apprends un peu plus sur l'horreur.
Je ne connaissais pas Jan Karski et à ma grande honte je savais à peine qu'il y avait eu une résistance polonaise....on entend tellement parler de la résistance française que l'on a tendance à oublier que les français n'ont pas été les seuls à résister et surtout qu'ils ne furent pas les premiers.
On sait tous que si les Alliés avaient réagi en 1933 au moment de l'accession d'Hitler au pouvoir, l'Histoire n'aurait peut-être pas la même, mais ce récit montre à quel point pendant toute cette guerre les Alliés ont laissé les Juifs se faire exterminer (détail important à mes yeux Jan Karski n'est pas juif mais simple citoyen polonais). L'un des passages très forts du récit est lorsque Jan Karski est face à Roosevelt et qu'il lui décrit le ghetto de Varsovie, les camps d'extermination...et que la seule réaction de Roosevelt est de hocher la tête. Alors Jan Karski comprend qu'on le laisse parler uniquement pour mieux le museler, ainsi en ayant le droit de parler il ne part pas en guerre auprès de la population et de la presse américaine.
J'ai lu ce récit en 3-4 soirées....la lecture est assez aisée, je ne sais pas si il me restera en tête longtemps mais je suis contente de ne pas être passée à côté de ce récit.